L’importance du patrimoine archéologique dans la conservation de la culture française

Le patrimoine archéologique français est constitué de mobiliers (des objets) et d’immobiliers (sites naturels ou artificiels). En quoi la conservation de ce patrimoine unique contribue-t-elle à la sauvegarde de la culture française ?

L’identité de la culture française repose sur la richesse de son patrimoine archéologique

Le patrimoine archéologique français a comme principal caractère la fragilité. Il est non renouvelable, ce qui rend sa manipulation très délicate. Que ce soit dans le sol, sous les eaux ou dans les sites, il y a tant de choses à découvrir via des inventaires physiques et des mises à jour réguliers de la carte de gisements. Ce sont surtout les structures bâties et les objets conservés dans les musées qui servent de vitrine pour l’authenticité de la culture française. Bon nombre de sites naturels, tels que les grottes habitées par les Hommes préhistoriques, attirent la curiosité des touristes. Les richesses en informations historiques qu’elles recèlent  sont mises en avant par des fouilles minutieuses. Des études scientifiques dans le domaine ont pu dévoiler les mystères du passé de l’Hexagone et les recherches continuent de porter leurs fruits.

Bien que l’instinct de conservation du patrimoine archéologique soit bien inculqué dans la mentalité de certains Français, d’autres habitants détruisent inconsciemment ces merveilles par leurs activités agricoles. D’un autre côté, l’érosion tend à mettre en danger ces précieux vestiges. Une déclaration de l’UNESCO en 2002 à Johannesburg confirme que la diversité culturelle est indissociable au développement durable, ce qui implique que tout citoyen a le devoir de préserver le patrimoine archéologique au même titre que l’environnement.

Les mesures prises par les autorités publiques pour que la culture française soit riche de son patrimoine archéologique

Depuis la première république, l’État n’a pas cessé de trouver des mesures pour protéger les ressources archéologiques. Par exemple, la loi du 27 septembre 1941 a établi des règles précises sur les fouilles archéologiques (interdiction d’utilisation de détecteurs et de produits chimiques de nature à engendrer une désintégration). Depuis 1945, des circonscriptions dédiées aux patrimoines antiquaires et préhistoriques ont été créées pour arriver à une meilleure coordination des recherches en Métropole. Il importe de remarquer que toute découverte fortuite doit faire l’objet d’une annonce officielle auprès de la mairie de la commune près de laquelle la trouvaille a été réalisée. Cette dernière transmet l’information en question à la préfecture, plus précisément à la Direction chargée des affaires culturelles et de l’archéologie.

Par ailleurs, le patrimoine archéologique français peut faire l’objet d’une recherche programmée en collaboration avec des Universités ou le CNRS. Ce type de fouille bénéficie, dans la plupart des cas, d’une subvention émanant du ministère chargé de la culture. Aussi, la disponibilité de la carte archéologique nationale permet à tout acteur concerné de procéder à un classement permanent de toutes les découvertes en fonction des zones géographiques. Effectivement, selon les dispositions de l’article L. 522-5 du Code du patrimoine, l’État est le garant de l’intégrité des vestiges culturels avec l’appui des établissements publics et des collectivités territoriales décentralisées.